Sarah Bougault La gravure sous toutes ses formes

Le premier timbre-poste de Sarah Bougault remonte à 2010, avec un timbre hommage à Mère Teresa qu’elle a dessiné puis gravé en taille-douce. Elle a depuis ajouté une corde à son arc en s’engageant dans la voie de la gravure héraldique. Découvrez, en texte et en images, les différentes facettes de ses talents artistiques.

Née en 1982, Sarah Bougault fait partie de la jeune génération de graveurs français qui consacrent leur talent à la création de timbres-poste.

 

Ancienne élève de l’école Estienne, elle obtient le diplôme des métiers d’arts « Gravure » en 2003, puis le diplôme supérieur d’arts appliqués « Illustration médicale et scientifique », avant de se mettre à son compte dès sa sortie de l’école.

 

Sarah enchaîne les collaborations. Elle travaille d’abord dans le domaine de l’édition d’ouvrages en relief destinés aux personnes en situation de handicap visuel, mais aussi à la réalisation, toujours en relief, de supports de communication et de mobilier pour les musées.

 

De 2005 à 2010, elle illustre des ouvrages scientifiques et des articles publiés par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), un organisme de référence dans les domaines de la santé au travail et de la prévention des risques professionnels.

 

En 2010, l’artiste participe à la création d’une entreprise qui utilise des procédés de gravure numérique afin de réaliser des supports de médiation accessibles, principalement destinés aux musées.

 

La même année, elle commence sa collaboration avec La Poste, pour laquelle elle dessine et grave un premier timbre-poste à l’effigie de Mère Teresa.

 

En 2015, Sarah décide de se recentrer sur la pratique de la gravure manuelle et elle s’initie à la gravure héraldique en cachet auprès de Gérard Desquand, son ancien professeur de l’école Estienne. Cet art consiste à graver une armoirie sur des objets de très petit format, comme le plateau d’une chevalière. Pendant trois ans, le maître d’art lui transmet son savoir-faire et son expérience avant de lui confier les rênes de son atelier.

 

En parallèle, l’artiste continue à créer des timbres-poste. Elle compte une vingtaine de timbres à son actif : des portraits, un genre qu’elle affectionne, parmi lesquels Roland Barthes (2015), Françoise Dolto (2018) et récemment Jacques Chirac (2020), mais aussi des monuments comme un hommage à la cathédrale Notre-Dame de Paris (2020).

 

Aujourd’hui, elle partage son activité entre la gravure héraldique et la création de timbres-poste.

La gravure héraldique

 

L’héraldique, ou science du blason, est l’ensemble des règles construites depuis le XIIe siècle pour décrire et représenter les armoiries. D’abord peintes sur les boucliers, pour identifier les combattants dans les tournois, les armoiries ont ensuite été utilisées par des non-combattants comme marque d’identité, notamment avec les sceaux. La gravure héraldique est l’application ou la transcription de ces règles en gravure.

 

D’une manière générale le métier de graveur héraldiste consiste à graver des armoiries sur tout type de supports (chevalières, cachets, couverts, récipients, boîtes à bijoux, montres…). Chaque support exige l’utilisation d’outils et de gestes de gravure spécifiques. Ces variations techniques demandent une grande dextérité puisqu’elles réunissent en partie les arts de la sculpture, de la gravure et de la ciselure.

 

Sarah a choisi de focaliser sa pratique héraldique sur la gravure en cachet.